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Bienvenue sur le blog des étudiants en IIIe année LEA - Français-Anglais-Allemand (2018-2019, 2017-2018, 2016-2017, et 2015-2016) et des étudiants en Ière annnée de Mastère - Traduction spécialisée et interprétation de conférence (2025-2026, 2024-2025, 2023-2024, 2021-2022) et en IIe année de Mastère - Théorie et pratique de la traduction et de l'intérprétation. Langue française (2016-2017) de l'Université "Lucian Blaga" de Sibiu, Faculté de Lettres et Arts ! Ce blog a été créé en octobre 2015, à l'initiative de Dumitra Baron, titulaire du cours de Traduction assistée par l'ordinateur, et se donne comme mission principale d'être une plateforme (terre) d'accueil pour les (futurs) traducteurs et spécialistes en communication multilingue. Tradterre provient également des noms des domaines que nous voulons couvrir: la traduction, la terminologie et la révision. Le blog accueille des ressources utiles pour le métier de traduction, des discussions que nous espérons fructueuses sur divers thèmes relatifs à la traduction et à ses défis.
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mercredi 14 janvier 2026

De l'accompagnement à la scène : Une épopée de carton à Sibiu

 Le traducteur est celui qui équilibre avec soin le contexte, le ton et les subtilités culturelles, tout en conservant l’essence du texte original, sans lequel nous ne pourrions accède à d’autres mondes, d’autres idées, d’autres cultures et expériences. Selon moi, un traducteur est une personne polymathe car il peut comprendre une multitude des domaines, en donnant avec une certitude la meilleure version possible du son travail.

    En suivant, je voudrais partager ma première expérience en tant qu’un traducteur qui c’était quelque chose d’un grand succès et aussi une situation totalement imprévisible. Pendant le Festival International de Théâtre de Sibiu qui se déroule chaque année le mois du juin, où je suis depuis longtemps un volontaire passionné et dédié, j’ai eu la chance d’être un responsable pour une compagnie française, notamment bretonne, sur son nom : Le Fils du Grand Réseau. Les taches du cette catégorie de bénévolat sont très simple à décrire, c’est-à-dire, restez tout le temps en accompagnait l’équipe invitée pendant leur répétitions ou s’il a besoin d’autre aide complémentaire.

    Ils sont venus pour jouer un spectacle de comédie muette, intitulé « LES GROS PATINENT BIEN ». La pièce est présentée comme un cabaret de carton qui cartonne où le narrateur et son accessoiriste zélé partagent un road-trip palpitant en sillonnant l’Europe à moto, en avion, à trottinette et à dos de mulet. De plus, c’est une odyssée poétique et déjantée, véritable feu d’artifice de bouts de carton, qui a tout d’une épopée shakespearienne.

  A cause d’un malentendu technique et organisationnel, la vraie traductrice était absente et je me suis proposé pour aider, respectant ma position de volontaire actif et présent. C'était un défi sérieux, car il fallait traduire un script de 500 diapositives. Cela a été fait du français vers l'anglais et du français vers le roumain en moins de 8 heures. J’ai collabore avec l’interprète de l’équipe française qui m’a raconté avant tout, l’idée de la traduction et je me suis directement positionné dans le rôle du spectateur roumain ou étranger qui est venu simplement pour rire et découvrir une belle représentation de théâtre. On l’a exécuté en même temps avec les répétitions tenues sur la scène dans le but de comprendre la concordance et la rapidité du déroulement. Les phrases du script ont été généralement très courtes parce que l’attention se concentrait sur les acteurs qui avaient une multitude de gestes et de réactions muettes et, par conséquent, ceux-ci ne faisaient que compléter des séquences très rapides, tout en affirmant et en accentuant l'humour. Ils étaient également très utiles pour préciser les lieux où se déroulait l'action et aussi pour d’autres cadres, notamment les légendes.

  La traduction s'est déroulée sans problème, à l'exception des injures qui devaient également être traduites. Les mots avaient une connotation vulgaire, principalement sexuelle ou religieuse, et j'ai refusé de les traduire, les remplaçant par des points de suspension et n'affichant que l'original dans la langue de base, le français. C'est là qu'intervient la marque personnelle du traducteur. Peut-être que quelqu'un d'autre les aurait introduites, mais j'ai préféré m'y opposer, car je savais que cela n'affecterait pas la pièce jouée d'un point de vue artistique. Ainsi, j’ai évité toute insulte ou réaction de mécontentement de la part des acteurs, en expliquant qu'en Roumanie, une pièce ne peut être considérée comme de bonne qualité morale si elle contient un langage aussi licencieux.

    En conclusion, tout a été un grand succès, ils ont été applaudis pendant plusieurs minutes par une salle comble, et j'ai reçu une lettre de recommandation de la part de compagnie et un dîner exceptionnel avec toute l'équipe, avec qui j'ai gardé une relation amicale.


jeudi 19 octobre 2023

Les Confessions d’une jeune traductrice

  Qui suis-je?

     Je m’appelle Elena – Adelina et je suis étudiante au master Traduction spécialisée et interprétation de conférence. Langue française, à la Faculté de Lettres et Arts de l'Université "Lucian Blaga" de Sibiu. À l’avenir, je désire devenir traductrice dans le domaine littéraire. Mon projet de l’avenir, c’est de traduire les œuvres des écrivains roumains Sofia Nădejde, Liviu Rebreanu, Gib Mihăescu et Nichita Stănescu, en français.   

   Comment découvrir la passion pour la traduction ?

   Grâce aux concours organisés à la faculté, par exemple Le Colloque Lucian Blaga et Mot à Monde, j’ai découvert une autre passion, à côté de celle pour la littérature, précisément la traduction des textes littéraires. Toutefois, j’ai lu plus les traductions des écrivains français en roumain et je me suis rendu compte de l’importance de traduire, une chose qui peut établir un lien entre les deux cultures.

    Quel est le grand défi pour un jeune traducteur ?

     À mon avis, le grand défi pour un jeune traducteur est la transposition dans l’univers de la création.  Ainsi, on peut réécrire le texte, sans perdre l’idée centrale du texte. En même temps, si on est familiarisé avec un autre genre de texte, spécifique à une certaine époque, il devient difficile à réaliser une traduction. Par exemple, cette année, j’ai dû traduire le fragment de l’œuvre Enlève la nuit de Monique Proulx pour le concours Mot à monde. Ce texte a été un défi, parce que je suis passionnée de littérature classique et moderne. Donc, je devais comprendre le style d’écriture de l’auteure et de trouver les meilleurs équivalents en roumain, des mots spécifiques à une culture totalement différente de la nôtre. 

     Et comment surmonter les obstacles pour faire une bonne traduction ?    

      Les problèmes linguistiques ou culturels ne doivent pas représenter des obstacles pour réaliser une traduction. Les premiers pas que j’utilise sont : lire le texte entièrement et identifier les problèmes de traduction. J’ai bien suivi ces étapes quand j’ai fait la traduction de la création de Monique Proulx. Ensuite, j’ai écrit les mots inconnus, en utilisant, en même temps, les dictionnaires explicatifs et bilingues. Et pour mieux comprendre le style de l’écrivaine, j’ai regardé quelques vidéos avec elle. Et pour la variante finale, j’ai trouvé tous les synonymes qui existent dans la langue roumaine. À la fin, j’ai lu toutes mes quatre traductions du fragment.

        Qu’est-ce qu’on apprend, après une telle expérience ?    

       Les expériences des concours de traduction représentent une chance de nous redécouvrir comme traducteurs et d’apprendre plusieurs techniques de traduction. Par exemple, j’ai compris l’importance de la rime et du rythme de la poésie de Lucian Blaga lors de l’atelier de Jean Poncet. Par ailleurs, j’ai observé les fautes possibles de traduction, grâce aux débats qui se sont déroulés pendant la sélection de la meilleure variante de traduction pour le roman visé.  

      À la suite de la participation de ces ateliers, j’ai compris la nécessité de traduire pour qu’un écrivain puisse connaître la notoriété. Celle-ci représente le principal but de mon parcours comme traductrice, afin que la littérature roumaine devienne un repère pour les écrivains francophones contemporains.        

L'atelier de Jean Poncet, Sibiu, 2022

       
Concours de traduction Mot à monde, Sibiu, 2023